


Métiers : Supply & Logistique France
Mots-clés : Consommation / Dépôts / Développement durable / eau / Energie / Environnement
Juillet 2023
Si La Fontaine avait adopté la langue de Shakespeare, sa célèbre fable « Le Chêne et le Roseau » se serait intitulée : « The Oak and the Reed » … Il plie mais ne casse pas ! Cet exemple de résilience se retrouve aussi dans le groupe de travail REED, porté par les collaborateurs Supply & Logistique France pour assurer la Réduction de l’Eau et de l’Énergie en Dépôts.
Lancé le 21 mars dernier, ce projet permet aux collaborateurs SLF d’être acteurs de la transformation de la Compagnie en proposant un service logistique plus vertueux en matière de consommation d’eau et d’énergie sur les 7 dépôts opérés.
Julien BARBEY, responsable du Pôle Réalisation et Automatismes et pilote du projet REED, nous en dit un peu plus sur ce groupe de travail collaboratif.

Responsable du Pôle Réalisation et Automatismes et pilote du projet REED
Julien, parle-nous de la genèse et des objectifs portés par le projet REED…
Julien BARBEY : Le projet REED est une initiative portée par Éric MATUSZEWSKI, chef du département Dépôts. L’émergence de ce groupe de travail est au croisement de trois volontés : celle de répondre à l’urgence climatique, d’inscrire notre action dans le programme Sustainab’ALL, enfin, d’impliquer les collaborateurs SLF qui nous remontaient plusieurs idées pour réduire notre consommation d’eau et d’énergie sur nos sites. Afin que ces diverses propositions ne restent pas orphelines, il fallait leur donner une structure, pour les identifier, mesurer leur applicabilité, leurs gains et leur impact financier.
Comment procédez-vous pour permettre à l’ensemble des collaborateurs SLF de participer à ce projet ?
J. B : Dans un premier temps, et afin de définir les objectifs de REED, nous avons formé un groupe de travail sur une journée. Une diversité de métiers étaient présents au rendez-vous, notamment des interlocuteurs de terrain, à savoir, un opérateur, un chef de dépôt et un adjoint. Des collaborateurs du Siège ont aussi pris part aux réflexions, comme des chargés d’affaires travaux, de maintenance, d’automatismes, ainsi que les partenaires HSE, la communication et l’équipe Climat Neutralité Carbone (CNC).
Par ailleurs, afin de permettre à l’ensemble des collaborateurs des dépôts d’être acteurs de ce projet, nous avons lancé le Challenge REED.
Du 12 juin au 15 septembre, les métiers peuvent remonter une, voire plusieurs idées, en remplissant un formulaire composé de 6 questions. A la fin du concours, un jury sélectionnera deux solutions d’optimisation ou de réduction de la consommation d’eau et d’électricité. Les lauréats des idées gagnantes remporteront chacun une trottinette électrique assortie de son casque.

Peux-tu nous parler d’exemples inspirants en matière d’innovation durable sur les dépôts de SLF ?
J. B : En matière d’optimisation de la consommation d’eau, on décompte plusieurs solutions en cours d’évaluation. Sur le dépôt de Puget (Var), des lentilles ont été déposées à la surface des bassins de réservoir d’eau destinés à la lutte contre les incendies, et ce en vue de limiter l’évaporation.
A l’image des alvéoles d’une ruche, ces petites pastilles de forme hexagonale s’agrègent entre elles et forment une barrière protectrice qui évite près de 80% d’évaporation d’eau ! Nous avons également déployé une solution de récupération des eaux pluviales pour alimenter les bassins des dépôts de Cournon (Puy-de-Dôme) et de Dijon (Côte-d’Or). Enfin, le dernier exemple en date concerne ce que nous appelons « les épreuves de réservoir ». Lorsque des travaux significatifs prennent fin sur des cuves de stockage d’hydrocarbures, nous vérifions leur étanchéité en les remplissant d’eau. Sur le dépôt de Portes-Lès-Valence (Drôme), plutôt que de pomper l’eau potable du réseau public, nous étudions la possibilité de réutiliser d’anciennes lignes sèches pour se procurer l’eau du Rhône.
Concernant la réduction de de la consommation d’énergie, nous étudions des solutions pour optimiser l’éclairage sur nos sites, tout en répondant à l’exigence de sûreté. Nous souhaitons également mettre en place des panneaux photovoltaïques sur certains dépôts afin de garantir une production d’énergie renouvelable.
Des innovations durables implémentées sur des dépôts de TMF
Passée l’étape de l’identification des idées, peux-tu nous dire la suite du programme ?
J. B : Ensuite, on passe à la vitesse supérieure ! Nous arbitrons en veillant à respecter plusieurs critères de sélection : la pertinence, la faisabilité, la duplicabilité et l’efficience en matière de gains de consommation d’eau ou d’énergie. Enfin, nous lançons des tests pour évaluer l’efficacité sur le terrain.
Si les résultats sont concluants, nous dupliquons la solution validée sur les autres dépôts opérés par TotalEnergies Marketing France.
L’histoire ne fait que commencer !
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