Métiers : Commerce Général
Mots-clés : feux / Gironde / Incendies / Landes / Maxime Boutin / sapeur-pompier volontaire / Sud-Ouest / TotalEnergies Proxi Nord Ouest / TotalEnergies Proxi Sud Ouest
Septembre 2026
Cet été, des feux d’une intensité exceptionnelle se sont propagés dans les forêts de pins des départements de la Gironde et des Landes.
Face à ces événements, les équipes de TotalEnergies Marketing France (TMF) se sont mobilisées pour assurer l’approvisionnement en carburant des secours engagés sur le terrain.
Décryptage.
Face à cette crise majeure, 2 500 sapeurs-pompiers ont été mobilisés et plus de 260 000 personnes ont été évacuées des zones sinistrées et menacées.
Au total, plus de 47 000 hectares ont été ravagés par les flammes. Un chiffre qui donne le vertige et se rapproche du triste record de l’incendie de 1949, qui avait réduit en cendres 50 000 hectares du territoire girondin.
Évolution des feux en Gironde et dans les Landes depuis le 22 juillet 2026
Source : La carte des incendies et des zones évacuées en Gironde et dans les Landes en temps réel.
TotalEnergies, solidaire avec tous les pompiers de France
Cet été, les Pompiers de France, professionnels et volontaires, ont fait preuve d’un engagement remarquable dans le combat qu’ils ont mené face aux incendies qui ont touché plusieurs régions en France métropolitaine.
Face à ces événements, les équipes de TotalEnergies se sont mobilisées pour donner la priorité à l’approvisionnement des services d’incendie et de secours partout où s’intensifiait la lutte contre les incendies. Conformément aux décisions prises par la préfecture et les services de secours, six stations-service de la région ont été mises en sécurité, tandis que la station de Mios Océan a été réquisitionnée afin d’assurer l’avitaillement des secours en carburant.
Pour exprimer sa solidarité avec les Pompiers de France et soutenir leur action, la Compagnie a également pris en charge les carburants terrestres et aériens nécessaires aux services de sapeurs-pompiers, partout en France métropolitaine du 1er juillet au 31 août. Cette solidarité s’est concrètement traduite par des dons sous forme d’avoirs aux services départementaux et nationaux concernés pour la fourniture de carburants auprès de TotalEnergies.
La Compagnie s’est rapprochée des autorités départementales (SDIS) afin d’organiser concrètement ce soutien pour les moyens terrestres et avec la Direction de la Sécurité Civile du Ministère de l’Intérieur pour ce qui concerne les moyens aériens (canadairs, dashs…).
Enfin, TotalEnergies salue l’engagement des près de 200 sapeurs-pompiers volontaires présents parmi ses collaborateurs. La Compagnie a décidé de libérer, en maintenant leur salaire et sans décompter de congés, ceux qui se sont portés volontaires pour apporter leur aide aux équipes qui ont lutté contre les feux durant cet été.
Une mobilisation efficace et un engagement sans faille
Face à l’ampleur des feux, T-PSO a rapidement déclenché une cellule de crise regroupant les équipes en charge de la Logistique et du Commerce, afin de répondre aux sollicitations du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde (SDIS 33). Dès le 22 juillet, les équipes de la filiale ont mis à disposition des camions et des chauffeurs-livreurs afin d’avitailler les casernes et les centres d’opération en carburant. Des masques FFP2 ont même été fournis aux pompiers, en permanence au contact des fumées nocives.
Au plus fort du mégafeu de Saumos, du 23 juillet au 3 août, les équipes étaient mobilisées 7 jours/7 de 6h à 23h et les chauffeurs livraient chaque jour en bord à bord près de 14 000 litres de carburant, ceci en plus des réapprovisionnements des casernes.

« Les enseignements tirés des incendies de 2022 et des inondations survenues en février dernier, nous ont permis de rapidement apporter un soutien logistique d’urgence au SDIS de la Gironde.
Tout au long de cette crise, j’ai pu mesurer l’engagement remarquable et l’élan de solidarité des équipes T-PSO. Des chauffeurs se sont portés volontaires pour livrer le week-end, des collectes ont été organisées pour venir en aide aux sinistrés et certains collaborateurs ont même proposé un hébergement.
L’engagement des équipes et le soutien apporté aux pompiers illustrent, une nouvelle fois, notre rôle d’acteur régional impliqué auprès de ses parties prenantes. Merci à vous, vos actions et la solidarité dont vous avez fait preuve ont été unanimement saluées ! »
Frédéric SANTONI
Président de TotalEnergies Proxi Sud Ouest
Logistique et Commerce sur le pont
Dès l’ouverture de la cellule de crise, les équipes Logistique et Commerce de T-PSO ont rapidement déployé un circuit de communication efficace et capable de centraliser toutes les demandes émanant du SDIS de la Gironde. Cette organisation, forgée au gré des retours d’expérience, a permis de répondre aux besoins des acteurs engagés sur le terrain, tout en maintenant une continuité de service auprès des clients.

« Pour les équipes Logistique, j’ai assuré, aux côtés de Pascal ALARY et de Fabienne PAUTHIER, la coordination entre les chauffeurs et les répartiteurs.
Christophe DA SILVA, Nicolas ACIEN et Hubert LAGARDE, trois de nos chauffeurs-livreurs, se sont portés volontaires pour assurer les livraisons les samedis matin sur les postes de commandement de Lège-Cap-Ferret et de Saint-Jean-d’Illac. Afin de garantir leur sécurité, tous leurs trajets étaient escortés par des gendarmes ou des pompiers, lorsqu’ils traversaient des zones boisées avant de se recharger sur les sites d’Andernos-les-Bains ou de Bassens.
Leur implication sur le terrain aux côtés des pompiers a été sans faille. Nous sommes tous fiers d’avoir contribué à cet élan de solidarité ! »
Olivier MAHIMO
Responsable Zone Logistique de la DRV Ouest
« Tout au long de la crise, les équipes Commerce ont coordonné les échanges entre le SDIS de la Gironde et les équipes de T-PSO. Mélanie BERNARD s’est consacrée au suivi des demandes liées aux incendies et je dois dire que son implication et sa réactivité ont été essentielles pour recueillir efficacement les demandes émanant du SDIS, des entreprises intervenant sur les pares-feux et de nos équipes en interne.
Aujourd’hui, alors que la crise est derrière nous, l’heure est à accompagner la reprise en analysant les volumes reportés ou perdus, et accompagner tous les acteurs touchés par ces événements.
Merci à tous ! L’engagement, la capacité d’adaptation et la solidarité de l’équipe Commerce a démontré toute sa vitalité durant cette période exceptionnelle. »
Sophie TOULEMON
Responsable Relation Clientèle de la DRV Ouest

Maxime, depuis quand es-tu sapeur-pompier volontaire et qu’est-ce qui t’as donné envie de t’engager ?
Maxime BOUTIN : Mon engagement a commencé en 2000, lorsque j’ai intégré les Jeunes Sapeurs-Pompiers (JSP) à Fontenay-le-Comte. J’ai ensuite poursuivi cette formation durant trois ans avant de devenir sapeur-pompier volontaire en juin 2003 à Vix.
À l’origine, c’est un ami qui était JSP et qui m’a donné envie de découvrir cet univers. Au fil des mois, cette curiosité s’est transformée en véritable vocation. J’ai également été inspiré par mon père, qui était pompier pendant quelques années. Ce qui me motive avant tout, c’est de pouvoir être au service de la population et de consacrer du temps aux autres. Aujourd’hui, je suis adjudant et chef d’agrès d’un engin incendie, ce qui m’amène à encadrer jusqu’à six sapeurs-pompiers lors des interventions. C’est une responsabilité importante, qui demande à la fois de l’engagement, de la rigueur et un véritable esprit d’équipe.
Comment as-tu été mobilisé pour cette mission en Gironde et combien de temps a-t-elle duré ?
M.B. : Pour pouvoir participer à ce type de mission, j’ai suivi une formation spécifique dédiée aux feux de forêt. Chaque année, au mois de mai, un recensement est effectué afin d’identifier les sapeurs-pompiers volontaires disponibles pour partir en renfort durant la période estivale. J’avais indiqué mes disponibilités sur les mois de juillet et d’août et j’ai ensuite été retenu pour une période d’astreinte d’une semaine durant laquelle je pouvais être mobilisé à tout moment.
Le 30 juillet, j’ai reçu un mail m’informant que je partais dès le lendemain en Gironde. La mission a débuté le 31 juillet à 8 heures, avec un départ depuis La‑Roche‑sur‑Yon. Je suis rentré le 4 août vers 14 heures. Habituellement, ce type de mission dure une semaine complète, mais celle-ci a finalement été écourtée en raison de l’évolution de la situation sur le terrain.
Maxime BOUTIN, aux côtés de son équipage de sapeurs-pompiers (photo n°1), appelés en renfort massif pour faire face aux incendies qui ont ravagé les Landes et la Gironde (photo n°2).
Sur quelle zone es-tu intervenu et quelles étaient tes principales missions sur le terrain ?
M.B. : J’étais basé au centre de secours de Cestas, au cœur de la Gironde, et nous étions déployés sur la commune de Marcheprime. Notre mission consistait à surveiller les zones déjà touchées par l’incendie afin de détecter la moindre reprise de feu. Concrètement, nous recherchions ce que l’on appelle des fumerolles, c’est-à-dire des dégagements de fumée pouvant révéler la présence de foyers encore actifs sous la végétation ou dans le sol. Dès qu’une fumerolle était repérée, nous intervenions pour la noyer et, si nécessaire, creuser afin d’atteindre les braises en profondeur. L’objectif était d’éliminer tout risque de reprise et de sécuriser durablement la zone incendiée.
Quelle a été ta première impression en arrivant sur place ?
M.B. : Lorsque je suis arrivé sur la zone d’intervention, j’ai eu l’impression d’être sur la Lune… Le paysage était totalement transformé : tout était noir et gris à perte de vue ! Voir une forêt habituellement verdoyante réduite à cet état est particulièrement marquant. Même lorsque l’incendie est maîtrisé, les stigmates qu’il laisse derrière lui sont impressionnants et permettent de mesurer l’ampleur du sinistre.
Défigurées par les incendies dévastateurs, les forêts de pins ont perdu leurs couleurs verdoyantes.
À quoi ressemblait une journée type pendant cette intervention ?
M.B. : Chaque journée commençait par une réunion préparatoire au cours de laquelle nous recevions les missions à réaliser et les secteurs à surveiller. Nous partions ensuite en direction de la commune concernée pour rejoindre notre zone d’intervention.
Une fois sur le terrain, nous passions la journée à inspecter les parcelles touchées par l’incendie, à rechercher d’éventuelles reprises de feu et à traiter les points chauds identifiés. Nous rentrions généralement à la caserne de Cestas aux alentours d’une heure du matin avant de repartir dès 7 heures le lendemain ! J’ai parfois passé certaines nuits en pleine nature, au milieu des zones sinistrées, ce qui permettait de reprendre les opérations rapidement en cas de besoin.
Un garage réaménagé en dortoir pour les nuits des pompiers (photo n°1), parfois mobilisés en pleine nuit pour éteindre les feux (photo n°2).
Quel a été le moment le plus marquant de cette mission ?
M.B. : Ce qui m’a le plus marqué, au-delà de l’intervention elle-même, c’est l’incroyable élan de solidarité dont nous avons bénéficié sur place. La population locale, mais aussi de nombreuses entreprises, se sont mobilisées pour soutenir les sapeurs-pompiers engagés sur le terrain. Par exemple, Décathlon a offert 150 lits de camp et Cdiscount a fourni 150 matelas pour améliorer nos conditions de repos. Nous avons également reçu de nombreux dons de la part des habitants, toujours prêts à nous aider et à nous témoigner leur soutien.
Cette reconnaissance était également très visible sur les routes. Lorsque nous nous déplacions en convoi, il n’était pas rare de voir des personnes nous applaudir, nous saluer ou former des cœurs avec leurs mains. Certains automobilistes faisaient aussi des appels de phares pour nous encourager. Ces gestes simples peuvent paraître anodins, mais ils nous touchent beaucoup et donnent encore plus de sens à notre engagement !
Comment ton engagement de pompier volontaire s’organise-t-il au quotidien en parallèle de ton activité chez TotalEnergies Proxi Nord Ouest ?
M.B. : Concilier mon activité de sapeur-pompier volontaire avec mon travail chez TotalEnergies Proxi Nord Ouest demande une certaine organisation. Dans ma caserne, je suis de garde une semaine sur quatre. Durant cette période, j’assure des astreintes de nuit du lundi au vendredi, de 19h à 7h du matin. Le week-end, la garde débute le vendredi soir à 19h et se termine le lundi matin à 7h.
En parallèle, je poursuis mon activité professionnelle chez T-PNO. Il peut arriver que des interventions surviennent en fin de nuit ou tôt le matin. Par exemple, lorsqu’un départ en mission a lieu vers 6h, je peux être amené à arriver un peu plus tard au travail.
En fonction de mon planning professionnel, je peux également me rendre disponible ponctuellement en journée pour intervenir si nécessaire. C’est notamment le cas lorsque je suis à l’agence de Fontenay-le-Comte, ce qui me permet de rester mobilisable pour la caserne locale. Cela demande de la disponibilité et de l’engagement, mais c’est un équilibre que j’ai appris à gérer au fil des années. Je peux compter sur la compréhension de mon entourage et de T-PNO, pour poursuivre sereinement cette mission au service des autres.
Quel message aimerais-tu partager à tes collègues à propos du volontariat et de l’engagement citoyen ?
M.B. : J’aimerais surtout encourager celles et ceux qui y pensent à franchir le pas. Les services de secours ont toujours besoin de volontaires et il ne faut pas s’autocensurer : aucune porte n’est fermée ! Chacun peut apporter sa pierre, quelles que soient ses compétences ou son parcours.
Être sapeur-pompier volontaire est une expérience très enrichissante, tant sur le plan humain que personnel. On apprend à travailler en équipe, à aider les autres et à s’investir pour sa communauté. Plus nous sommes nombreux à nous engager, plus nous pouvons répondre efficacement aux besoins de la population.
Les sapeurs-pompiers volontaires jouent d’ailleurs un rôle essentiel en France puisqu’ils représentent la grande majorité des effectifs. Cet engagement citoyen est indispensable au bon fonctionnement des secours, et j’encourage tous ceux qui en ont l’envie à se renseigner et à tenter l’aventure.
Un grand merci à tous ceux qui se sont engagés sur le terrain !
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