Métiers : TotalEnergies Marketing France
Mots-clés : Carburants / crise / Détroit d'Ormuz / Éditorial / Guillaume LARROQUE / Incendies / Plafonnement des prix / Stations-service / Sud-Ouest
Septembre 2026
Alors que la parenthèse estivale se referme, TMF poursuit sa trajectoire et garde le tempo. Entre défis opérationnels et engagements sur le terrain, les équipes ont évolué au cœur d’une actualité riche et d’une cadence soutenue.
Face à ce contexte agité, marqué par une conjoncture instable, les collaborateurs ont su maintenir une constance : être toujours aux côtés de nos clients.
Guillaume LARROQUE revient sur les temps forts de ces neuf derniers mois, caractérisés par un remarquable engagement des équipes, et esquisse les priorités qui guideront la rentrée. Éclairage.
Si l’été invite aux vacances et à la détente, pour TMF, la saison estivale n’a pas été de tout repos ! Guillaume, quel bilan dresses-tu de nos activités dans nos stations durant cette période ?
Guillaume LARROQUE : Cet été n’a certes pas été de tout repos mais j’espère bien que celles et ceux qui ont pris des vacances ont pu profiter de cette parenthèse pour recharger les batteries. Vous le savez, la saison estivale est une période importante pour TMF. Cette année, nos stations ont, une fois de plus, accueilli un grand nombre de clients. Cette affluence se traduit par des résultats positifs, y compris pour le résultat opérationnel net. Je tiens également à souligner les belles performances relatives à la recharge en stations, qui démontrent la montée en puissance de notre activité électrique.
Cet accomplissement, nous le devons aux efforts et à la mobilisation de notre personnel en stations. Merci à tous d’avoir été au rendez-vous ! Nous avons d’ailleurs pu mesurer cet engagement des équipes au cours du deuxième épisode marquant de l’été, avec les incendies qui se sont déclarés dans le Sud-Ouest de la France.
Ces incendies ont, en effet, dominé l’actualité estivale. Comment TMF a-t-elle accompagné les unités de secours mobilisées sur le terrain ?
G.L : Les épisodes de fortes chaleurs qui se sont répétés au cours de l’été, ont attisé des départs d’incendies de part et d’autre de l’Hexagone. Celui déclaré dans les Landes et en Gironde, s’est propagé à une vitesse phénoménale, et nous mesurons aujourd’hui l’ampleur des dégâts. Dans ce contexte, je tiens à saluer la mobilisation de nos équipes au sein de TMF et des filiales de proximité, qui ont assuré le ravitaillement des camions de pompiers avec un grand professionnalisme. Je suis également touché de compter, parmi nos effectifs, des sapeurs-pompiers volontaires qui se sont rendus sur le terrain pour prêter main forte aux unités de secours. Leur engagement est remarquable. La Compagnie leur a d’ailleurs apporté son soutien, au même titre qu’elle a pris en charge, du 1er juillet au 31 août, les carburants terrestres et aériens nécessaires aux Services Départementaux d’Incendies et de Secours.
Parlons maintenant du sujet qui anime toutes les conversations depuis le début de l’année : le blocage du détroit d’Ormuz. Peux-tu nous partager un état des lieux de la situation ?
G.L : Bien sûr, mais avant, rappelons le contexte géopolitique. Le détroit d’Ormuz est un passage stratégique majeur pour l’approvisionnement du marché pétrolier et gazier à l’échelle mondiale. Son blocage, annoncé en février dernier, a engendré une perte de 20% sur le marché des exportations et de 10% sur celui des importations. Cet épisode inédit s’est traduit par une hausse fulgurante des cours, qui s’est répercutée sur le prix des carburants en France.
Aujourd’hui, si le commerce de produits bruts s’est quelque peu rétabli, celui des produits finis, tels que l’essence et le Diesel, est encore freiné. Conséquence : une décorrélation est observée entre les prix du Diesel et ceux des produits bruts qui affichent une cotation moins élevée. Ce contexte, accentué par le conflit latent entre la Russie et l’Ukraine, provoque des fluctuations sur les cotations du Diesel, dont le prix à la tonne avoisine aujourd’hui les 1 400 $, un résultat encore trop proche du pic enregistré à 1 600 $ entre fin mars et début mai. Pour TMF, qui évolue sur un marché français dont près de 50 % de l’approvisionnement en gazole repose sur les importations, dont un quart provient du Moyen-Orient, cette conjoncture influence notre activité.
Justement, quels sont les impacts pour TMF ?
G.L : Dans la mesure où le conflit pèse encore sur l’acheminement des produits finis, le premier impact s’observe au niveau de notre approvisionnement en carburant. Également, si notre politique de plafonnement de prix renforce l’engouement des clients pour nos stations, cette affluence peut conduire à des ruptures de stocks. Nous l’observons d’ailleurs particulièrement pour le SP98, qui vient à manquer dans certaines de nos stations. Malgré ces contraintes, les équipes supply & logistique de TMF et du M&S restent pleinement mobilisées et je suis fier de cette constance dans l’effort, qui nous permet aujourd’hui de maintenir un niveau de vente très élevé. Bravo à vous tous !
Le second impact engendré par le conflit porte sur l’importante fluctuation des cotations. Et là encore, je veux mettre en lumière toute l’expertise des équipes Risque-Prix. Je mesure la complexité des outils des hedging, utilisés pour couvrir les risques liés à la variation des cours. Nos équipes ont fait preuve d’une belle maturité dans la maîtrise de ces outils, permettant d’atténuer les impacts liés à la volatilité des marchés et de préserver la stabilité de notre activité.
Face à une situation sans précédent, notre résilience nous a permis de maintenir un résultat en ligne avec nos standards de performance. Cette crise, qui s’installe dans la durée, devient une nouvelle réalité avec laquelle nous devons composer en restant mobilisés à l’approche de l’automne.
Retrouvez la vidéo de remerciements aux équipes de TMF
Parlant de nos perspectives de rentrée, quels sont nos axes prioritaires ?
G.L : Le premier consiste à maintenir notre excellence opérationnelle, j’entends ici la maîtrise de notre environnement relatif à l’Hygiène, la Sécurité et l’Environnement (HSE). Perçu comme un objet complexe, TMF a fait l’objet d’un audit Maestro assez poussé, qui a mobilisé un nombre important d’auditeurs, reconnus dans leur milieu pour la rigueur de leurs analyses. Aux dires de leur rapport, nos résultats sont corrects et je remercie toutes les équipes pour leur mobilisation au cours de cette campagne. Mais, soyons vigilants : l’important en HSE n’est pas d’avoir des bonnes notes aux audits, c’est de maintenir nos efforts avec humilité pour éviter tout accident. Je compte sur vous là-dessus.
Un autre axe sur lequel nous devons poursuivre nos efforts est, je l’évoquais, de conserver une bonne maîtrise de notre chaîne d’approvisionnement et de notre risque-prix face à une conjoncture complexe. Il s’agira aussi d’entretenir la motivation de nos équipes commerciales, qui sont chaque jour au contact des clients. J’ai conscience des difficultés que vous recontrez, mais sachez que vos efforts se reflètent aux yeux du grand public. J’observe de plus en plus de commentaires positifs de la part de Français qui saluent notre politique de plafonnement de prix. L’image de TotalEnergies évolue et cela se ressent aussi dans le discours médiatique et politique.
As-tu un sujet de fierté à nous partager ?
G.L : J’en ai plusieurs, il serait dommage de n’en retenir qu’un ! Pour prolonger mon propos, le plafonnement se ressent positivement dans les yeux des Français mais une chose plus impalpable transparaît et construit cette image dans la durée : notre esprit de service. Voilà la première réussite dont je suis fier. Cet été, j’ai passé deux jours dans une de nos stations-service pour aller au contact des équipes. J’ai eu grand plaisir à voir des gens qui ont le sourire, s’adressent aux clients avec enthousiasme et tout cela, ça se ressent ! Ce goût du contact fait partie de nos forces, à nous de le maintenir pour que personne ne s’arrête chez nous par hasard. Ce qui m’amène au second sujet de fierté : notre relationnel est bon parce que notre cohésion d’équipe est solide.
Je la constate, cette solidarité. A l’épreuve de notre organisation pourtant complexe, elle se maintient et a démontré toute sa résilience avec les événements que j’ai évoqué juste avant. Nos équipes adhèrent aux orientations de la Compagnie, en comprennent les tenants et aboutissants et c’est pourquoi nos collaborateurs sentent qu’ils font partie d’un projet collectif.
Pour finir, quel message souhaites-tu adresser à l’ensemble des équipes de TMF ?
G.L : L’essentiel vient d’être dit : préservez cette cohésion et ce sens du service, tout en veillant à la sécurité de nos opérations. Ces valeurs charnières font que, même dans les périodes les plus complexes, nous restons toujours aux côtés de nos clients.
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